Les idées
En 1966, le Cérés affiche deux principes : le capitalisme, inégalitaire, doit être remis en cause, et la gauche (PS et PCF) doit s’unir. Exerçant une forte influence sur le PS dans les années 1970, ce mouvement rompt avec lui en 1985. Le MRC se présente comme une “alternative” de gauche au PS. Attaché à une conception jacobine de la République et à un Etat fort, il critique le libéralisme économique* et s’oppose à l’intégration européenne, ainsi qu’à l’alignement sur les positions des États- Unis.
La stratégie
Hostile au tournant libéral pris, selon lui, par le PS après 1983, le Céres deviendra Mouvement des citoyens (1993) puis en 2003, le MRC. Jean-Pierre Chevènement, aujourd’hui Président d’honneur du MRC, entendait faire entendre sa différence au sein de la gauche en présentant une “candidature républicaine” en 2007. Mais il a finalement décidé de se retirer de la course à l’Elysée. Fin 2006, le président du MRC annoncé qu’il rejoignait le camp socialiste pour soutenir la candidature de Ségolène Royale dont il approuve globalement les grandes orientations.
En savoir plus
À lire
• Jean-Pierre Chevènement : une certaine idée de la République, de Laurent Chabrun et Franck Hériot, éd. Le Cherche-Midi (2002).
Sur le Web
• www.mrc-france.org |