Les idées
La théorie socialiste entend gommer les inégalités sociales générées par la société capitaliste. Elle préconise une transformation de la société pour tendre à une répartition plus égalitaire des richesses. Les socialistes sont partisans d’une “économie mixte” dans laquelle interviennent les entreprises privées, mais aussi l’État, qui doit conserver un rôle important d’arbitre et d’acteur économique. Avec le temps, les socialistes ont adopté une politique plus sensible aux réalités sociales et économiques. Ils restent attachés à la notion de service public (services administratifs, éducatifs, culturels ou autres, dépendant directement ou en grande partie de l’État). Mais aussi à des valeurs fortes comme l’école laïque, la réduction du temps de travail ou encore la construction de l’Union européenne*.
La stratégie
Le retentissant échec d’avril 2002 qui a poussé Lionel Jospin, candidat du PS à l’élection présidentielle, à se retirer de vie politique a laissé des traces. Si, en 2004, le PS a regagné du terrain dans l’électorat lors des élections régionales et européennes, il s’est profondément divisé entre partisans du “oui” et du “non” lors du référendum sur la Constitution européenne, le 29 mai 2005.
A la veille de cette échéance majeure qu’est l’élection présidentielle de 2007, le parti s’est mis en ordre de bataille, un consensus s’est dégagé entre les différentes composantes sur le projet socialiste, “Réussir ensemble le changement ”. Reste le plus dur : convaincre les partenaires, les Verts, les radicaux de gauche mais aussi, au-delà, une partie des électeurs l’extrême-gauche de soutenir le candidat du PS, s’il est présent au second tour.
Le principal problème du PS aura été de choisir entre les nombreux candidats à la candidature, les quelque 200 000 militants socialistes ont été appelés à le désigner le 16 novembre. La concurrence s ’annonçait sévère entre les trois grands favoris, Laurent Fabius, Dominique Strauss-Khan, et Ségolène Royal, devenue la star des sondages. C’est cette dernière qui a été choisie par plus de 60 % des militants socialistes.
Candidats à la canditature et “présidentiables”
Au Parti socialiste, c’est le trop plein qui caractérise la préparation à l’élection de 2007. Tous les “Eléphants” du PS, à savoir les leaders des principales tendances, sont lancés dans la course. Candidats à la candidature de leur parti pour porter ses couleurs, tous passent selon les sondages pour être “présidentiables », c’est à dire susceptibles du fait de leur envergure politique et de leur popularité, plus ou moins grande, de participer à cette élection et de la remporter.
En clair
Front populaire : alliance réunissant, de 1935 à 1938, le PCF, la SFIO et le Parti radical, au pouvoir de 1936 à 1938.
Cohabitation : cette situation se produit lorsque le président de la République et le Premier ministre font partie de familles politiques opposées.
En savoir plus
À lire
• Histoire du Parti socialiste, de J. Kergoat, éd. La Découverte, coll. “Repères” (1997).
• Le Parti socialiste, de Hugues Portelli, éd. Montchrestien, coll. “Clefs politiques” (1998).
• Le Socialisme, de Gilles Candar, éd. Milan, coll. “Les Essentiels” (1996).
Sur le Web
• www.parti-socialiste.fr
• www.mjsfrance.org/index.php
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