les partis politique

 

Front national
Les Verts
Lutte ouvrière et Ligue communiste révolutionnaire
Mouvement pour la France
Mouvement républicain et citoyen
Parti communiste
Parti radical de gauche
Parti socialiste
Union pour la démocratie française
Union pour un mouvement populaire
marianne
Avec Nicolas Sarkozy, candidat de “ la rupture”, l’UMP table sur un rassemblement de toute la droite aux prochaines élections.
LO  

Les idées

Première tentative aboutie de rassemblement, au sein d’une même formation, des grands courants de la droite française, l’UMP défend des opinions communes aux différents “mouvements” qui la composent. Attachée à l’indépendance de la France mais résolument européenne, elle a soutenu le projet constitutionnel en appelant à voter oui au référendum du 29 mai 2005.

Elle prône la liberté individuelle, au niveau économique notamment, avec la défense de l’esprit de la libre entreprise. Dans le domaine social, l’UMP est favorable à une régulation par le marché des équilibres économique. Elle est partisane d’un État fort, capable de faire respecter la loi, la sécurité et l’ordre. Reprenant le chantier de la décentralisation lancé en 1982, elle a mis en œuvre, début 2003, une réforme visant à renforcer le pouvoir des Régions.  

La stratégie

Créée en 2002 pour soutenir la candidature de Jacques Chirac à l’élection présidentielle, l’Union pour la majorité présidentielle (UMP) s’est transformée, le 17 novembre 2002, en parti politique. Elle est dirigée depuis fin 2004 par Nicolas Sarkozy, 51 ans. Désormais dénommée Union pour un mouvement populaire, elle rassemble la quasi-totalité de la droite modérée. Bénéficiant d’une majorité absolue au Parlement*, elle dirige le gouvernement depuis mai 2002. Toute la stratégie de l’UMP vise un seul objectif : remporter l’élection présidentielle puis, dans la foulée des élections législatives, obtenir une majorité de députés à l’Assemblée nationale.

Son chef, Nicolas Sarkozy, ministre de l’intérieur dans le gouvernement de Dominique de Villepin, a fait de la conquête de l’Elysée son but suprême. IL a officiellement été désigné avec plus de 95 % de voix comme candidat le 18 janvier par les adhérents de l’UMP lors d’un congrès extraordinaire. Les sondages qui en font le grand favori face à Ségolène Royal ont contribué à renforcer sa popularité auprès d’une partie des Français. Ses discours musclés contre l’insécurité, l’immigration illégale, sur la nécessité d’un Etat fort séduisent l’électorat de droite, Nicolas Sarkozy cherche aussi visiblement a récupérer une partie du vote Le Pen. Le président de l’UMP espère toutefois ’élargir sa cible en promettant tout à la fois une “rupture libérale” au plan économique et un haut niveau de protection sociale. Un pari difficile à tenir selon ses adversaires politiques.

“La France d’après”

Lors d’une convention de l’UMP consacrée à la “France d’après”, son slogan de campagne de la prochaine l’élection présidentielle, Nicolas Sarkozy a présenté un programme de réformes des institutions de la Vème République. Il propose un renforcement des pouvoirs du président de la République, un meilleur équilibre des pouvoirs entre le Parlement et le chef de l’Etat en permettant notamment à celui-ci de s’adresser directement aux députées et sénateurs pour “expliquer sa politique”.

En clair 

Gaullisme : théorie sociale et politique développée par le général de Gaulle lors de ses deux exercices du pouvoir (1944-1946 et 1958-1969).

Parlement : Assemble nationale et Sénat.

En savoir plus 

À lire

De Gaulle et le gaullisme : une mythologie d’aujourd’hui, de Corinne Maier, éd. Milan, coll. “Les Essentiels” (2003).

“Faire l’union. La refondation des partis de droite après les élections de 2002”, de Florence Haegel, Revue française de sciences politiques, vol. 52, n° 5-6 (2002).

Sur le Web

www.u-m-p.org

www.ladocumentationfrancaise.fr