Comment vivre avec le Covid-19 sans stresser

Comment vivre avec le Covid-19 sans stresser

Avec l’allégement du confinement, vous êtes nombreux à craindre la reprise d’une vie sociale en dehors du cadre familial. Comment faire pour s’adapter à cette nouvelle vie extérieure avec le virus ? Nous avons interrogé Brune de Bérail, psychologue, pour qu’elle nous donne des pistes et des conseils.

 

Au début du confinement, il y avait la peur du corona virus mais aussi la peur de l’inconnu : comment vivre autrement les apprentissages scolaires, les relations avec les autres, tous les gestes barrières ? Et pourtant, cette période nous semble loin aujourd’hui. En quelques semaines, nous avons trouvé un rythme et de nouvelles habitudes, que nous nous sommes appropriés.

 

De nouveaux changements à gérer

Cette période de repli sur la famille a mis un coup de projecteur sur l’univers intérieur de chacun. La routine et le changement de temporalité ont pu bénéficier à certains. Mais pour d’autres, au contraire, l’appauvrissement des échanges avec l’extérieur a été une source de difficultés et d’anxiété plus grande. Maintenant qu’il s’agit d’ouvrir un peu le cocon familial, cela peut sembler compliqué de changer de quotidien et s’adapter à nouveau.

 

Grâce à la participation de tous, le virus circule moins et les soignants peuvent prendre en charge les malades dans des conditions plus sereines. Le Covid-19 est encore présent et il faut aujourd’hui apprendre à s’en protéger et à en protéger les autres tout en ayant une vie à l’extérieur un peu plus développée.

 

Apprendre à cohabiter avec un virus que l’on fuit depuis deux mois n’est pas une mince affaire ! C’est pourquoi ni l’école des enfants, ni le travail des adultes ne vont reprendre « comme avant ». Chaque famille, selon ses possibilités, ses désirs, ses besoins particuliers, est amenée à choisir les meilleurs aménagements pour elle-même. Et tous les enfants ne reprendront pas l’école avant l’été.

 

De nouvelles habitudes à prendre

Il me paraît plus juste et plus rassurant de penser qu’il s’agit d’un allégement du confinement plutôt que d’un déconfinement. Il n’y a pas de changement radical cette fois. Au contraire, l’enjeu est de conserver ce que nous avons appris sur nous-mêmes et sur le virus durant ces deux derniers mois et d’apprendre à l’appliquer dans des espaces extérieurs, à des relations humaines plus nombreuses.

 

Pour ce qui est du virus, nous l’avons déjà côtoyé dans la rue, dans les magasins d’alimentation. Maintenant nous allons le faire dans l’école, avec les amis, dans les transports, etc. Les gestes barrières restent les mêmes : se laver les mains, porter un masque, éviter d’échanger des objets… À l’école, les maîtres et maîtresses vont expliquer aux enfants les nouvelles règles de vies qui vont permettre de recommencer doucement à être ensemble et en lien sans risque.

 

Cet apprentissage de la réouverture aux autres et à d’autres espaces va se faire progressivement. Les enfants auront besoin d’être écoutés dans leurs craintes et accompagnés par leurs parents, leurs enseignants afin qu’ils comprennent pourquoi et comment appliquer les règles sanitaires qui leurs permettrons de profiter pleinement des nouvelles possibilités qu’offre cette réouverture au monde extérieur. Et dans quelques mois, nous nous serons à nouveau appropriés ce nouveau rythme et ces nouvelles habitudes. Et cette période nous semblera déjà loin.

 

Pour poser vos questions à notre psychologue, écrivez à n.benazdia[at]milan.fr 

 

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26 mai 2020